Hey, les gars, y’a un caennais (un peu connu, apparemment) qui s’est mis à la stop motion !

A force de le voir réussir avec tout ce qu’il touche, on va finir par lui demander de devenir l’ambassadeur de Normandie Animation !
C’est vrai, quoi, après avoir tout essayé depuis 2015 pour convaincre les institutionnels de la région qu’une filière locale à fort potentiel (culture, éducation, économie, attractivité) se structure et se développe sous leurs yeux sans soulever leur intérêt, peut-être que le coup de la vedette, ça pourrait marcher…

Blague à part, félicitations à Orelsan (aka “Who-Put-Caen-On-The-World-Map”) et merci d’avoir mis en lumière le formidable travail de création (et de vulgarisation de l’animation de volumes) de Victor Haegelin !

 

Et comme le monde est décidément minuscule et la Normandie unifiée, les spectateurs de la prochaine tournée d’Orelsan pourront découvrir (et pour deux d’entre eux expérimenter sur scène) le jeu de combat “Civilisation Fighters”, conçu et réalisé par Raoul Barbet.

 

 

Une première aide à l’animation en Normandie ?

 

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la Normandie est l’une des deux seules régions métropolitaines à ne pas disposer d’aide spécifique à l’animation au sein de son Fonds de soutien au cinéma et à l’audiovisuel (géré par le Conseil régional et son agence dédiée Normandie Images).
Et ce, en dépit des bénéfices culturels et économiques largement démontrés que le secteur professionnel transversal de la création animée (cinéma, audiovisuel, VFX, jeux vidéos, XR) procurent aux territoires régionaux (d’Outre-mer inclus) qui investissent massivement dans le pan le plus dynamique de l’industrie culturelle française.
En témoignent cette carte on-ne-peut-plus-explicite et les nombreux bilans annuels publiés par le Centre National du Cinéma et de image animée, lors des Festival International du Film d’Animation d’Annecy (le plus important du monde) et des Rencontres interprofessionnelles d’Angoulême (RADI/RAF), entre autres.

Normandie Animation œuvre depuis plusieurs années – avec des moyens pour l’instant dérisoires – à sensibiliser les instances publiques à l’urgence d’un fort positionnement sur les domaines d’activités liés à l’imagerie animée (intrinsèquement innovante en matière de technologies numériques).
En mai 2021, à la faveur de la création de “Films en Normandie” (union des associations représentatives de professionnel.les normands du cinéma et de l’audiovisuel), nos arguments ont commencé à porter leurs fruits.
Le conseil d’administration de l’agence régionale Normandie Images a voté en septembre 2021 la mise en place d’un premier soutien au développement de projet d’animation. Le règlement (conditions d’accès) de cette aide a été écrit et voté en mars 2022.
Une première commission plénière – audition des porteurs de projets présélectionnés – est envisagée au quatrième trimestre 2022.

Cette relative “victoire” n’est pour l’instant qu’un tout petit pas. Le soutien en question n’est que de 30 000€/an (plafonné à 20 000 € par projet) quand la moyenne des aides territoriales dédiées à l’animation frôle le million d’euros dans la plupart des régions. Dans ces territoires, 1€ d’argent public génère entre 5 et 7€ de retombées économiques pour la collectivité.

Bref, nous avançons, lentement mais sûrement.
Rendez-vous en fin d’année pour un premier bilan.

 

Atelier “concept art” à Lanimea

Il n’y a toujours en 2022 qu’une seule école de formation aux métiers de l’animation en Normandie et celle-ci propose régulièrement des ateliers thématiques à destinations des dessinateurs, adolescents ou adultes, disposant de prédispositions artistiques et d’un solide coup de crayon.
Les 2 et 3 avril prochains, Pierre Breton, illustrateur et concept artist professionnel, enseignera sur deux journées (12 heures intensives) un aspect assez peu connu et néanmoins fondamental de la chaîne de fabrication du cinéma, le concept art.
L’anglicisme désigne l’ensemble des savoir-faire qui permettent de développer l’univers visuel d’un projet graphique ou cinématographique : son esthétique globale, ses ambiances de couleurs, l’atmosphère variable de ses différentes scènes, …
Les compétences du concept artist lui ouvre aussi l’accès aux secteurs professionnels de l’illustration, des bandes dessinées, des jeux vidéos, de la communication, de la muséographie, entre autres.

Ces ateliers de formation payants se déroulent dans les locaux flambants neufs de Laniméa, les matériels (papier, crayons, peinture, pinceaux) sont fournis, les stagiaires apportent leur pique-nique qu’ils peuvent prendre dans l’agora aménagé de l’école.

Renseignements/inscriptions : LANIMEA
02 32 93 91 30 contact@lanimea.com

 

SAVE THE DATE!

Parce qu’il faut bien garder l’espoir en ces temps troublés, nous poursuivons nos initiatives en faveur de la filière professionnelle régionale de la création animée (cinéma, audiovisuel, VFX, jeux vidéos, réalités étendue).

A l’initiative du Studio Off-Courts, différentes actions se déploieront du 16 au 21 mai prochain sur une semaine entière :
• des rencontres et ateliers en mode “living lab” inter-professionnels permettront aux adhérent.es de Normandie Animation de réfléchir collectivement à la structuration et à la montée en gamme de la filière régionale, au premier soutien au “développement de projet d’animation” intégré au Fonds d’aide régional au cinéma et à l’audiovisuel, à l’avenir régional des étudiants en animation, à la prédominance des technologies numériques dans les pratiques de la création animée (écriture, production, post-production, diffusion), entre autres ;
• des ateliers en milieu scolaire pour initier les jeunes publics aux techniques d’animation ;
• des rencontres informelles croisant professionnels et néophytes ;
• des démonstrations et “ateliers sauvages” accessibles à tous les publics.

A suivre…

 

 

 

 

Révisez vos classiques à Hérouville

Le Café des Images, salle de cinéma “art et essai” d’Hérouville Saint-Clair et haut lieu de la représentation du grand cinéma d’animation en Normandie depuis un bon quart de siècle, propose en ce mois de février plusieurs occasions d’enrichir sa culture en matière de dessins animés japonais de grande classe.

La programmation des longs métrages de Satoshi Kon, Tôkyô Godfathers et Paprika fait suite à la présentation, en novembre dernier, du documentaire de Pascal-Alex Vincent, consacré au génial cinéaste nippon. Le premier film est une comédie loufoque, enjouée et jubilatoire sur fond de misère sociale. Si, si, c’est possible ! Accessible à partir de 8-10 ans, il tranche avec le reste de la filmographie tourmentée de Kon. Paprika est plus alambiqué, tortueux, mais néanmoins magistral dans sa facture visuelle comme dans son écriture.
Panda Petit Panda est une œuvre qui enchante surtout les tout petits spectateurs. Mais les admirateurs du duo formé dans les années 70 par Isao Takahata et Hayao Miyazaki y rencontreront la matrice de leurs futures réalisations. Les deux segments qui constituent ce long métrage sont de véritables leçons de mise en scène et d’animation inventive avec peu de moyens (étudiants en animation, prenez-en de la graine !).
Ponyo sur la falaise de Hayao Miyazaki enchaîne les scènes stupéfiantes (l’une d’elle renvoie d’ailleurs directement à Panda Petit Panda), les morceaux de bravoure animationnels et les montagnes russes émotionnelles.
L’ultime chef d’œuvre d’Isao Takahata, Le conte de la Princesse Kaguya,est un monument que les années ne cessent de révéler comme tel. Visionnaire à plus d’un titre, ce film-somme est sans doute l’un des plus beaux longs métrages d’animation jamais réalisé à ce jour !
Face à tous ces classiques, Belle, le tout dernier film signé Mamoru Hosoda, affiche un même haut niveau d’excellence. Il réunit dans la joie les spectateurs de tous âges et donne à voir l’avenir proche – et potentiellement désirable (?) – de nos paysages audio-visuels virtualisés.

 

Gros shoot d’animation japonaise à Falaise

Les vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 février 2022, le cinéma L’Entracte de Falaise (Calvados) propose une dense programmation de longs métrages dédiée au cinéma d’animation japonais.
Des sorties plus ou moins récentes, des classiques, deux avant-premières, un documentaire… De quoi rassasier les adeptes, initier les néophytes, contenter les enfants comme les adultes.

Vendredi 18 février
My Hero Academia : Word Heroes Mission de Kenji NAGASAKI
Belle de Mamoru HOSODA (2021)
Porco Rosso de Hayao MIYAZAKI (1992)
Akira de Katsuhiro OTOMO (1988-2021)

Samedi 19 février
7 jours de Yuuta MURANO
Les nouvelles aventures de Rita et Machin de Pon KOZUTSUMI et Jun TAKAGI
Le conte de la princesse Kaguya d’Isao TAKAHATA (2013)
La chance sourit à Madame NIKUKO de Ayumu WATANABE, en avant-première

Dimanche 20 février
Kiki la petite sorcière de Hayao MIYAZAKI (1989)
Poupelle de Akihiro NISHINO (2021), en avant-première
Satoshi KON, l’illusionniste de Pascal-Alex VINCENT (2021), en présence du réalisateur
Perfect Blue de Satoshi KON (1997)

Renseignements et réservations : Cinéma L’Entracte / 02.31.90.31.17

 

 

 

Soirée “Sexualités et animation” au Café des Images

Régulièrement, les vendredis soirs, le Café des images propose de « capturer » des espaces de programmation classique pour y organiser des expérimentations / innovations au sein de la salle de cinéma, en collaboration avec les jeunesses du territoire. Contenus différents, formats hybrides, approches décalées… on se lâche complètement pour imaginer ensemble la salle de cinéma de demain !
C’est dans ce cadre qu’aura lieu le vendredi 28 janvier un soirée articulée autour du programme de courts métrage “Plan cul, la praline“.
Les 7 courts métrages présentés  constituent un panorama parfaitement représentatif de la créativité animée contemporaine la plus décomplexée. Il ne s’agit pas de films-coquins-vaguement-érotiques-pour-amuser-la-galerie mais de véritables réflexions sociétales, drôles ou sombres, voire les deux en même temps. Certains relèvent du film “expérimental”, d’autres du documentaire d’animation.

La soirée débutera dès 19h avec un atelier “apéro tatoos éphémère” proposé par Marine Duchet (tatoueuse mais aussi animatrice, illustratrice et réalisatrice).
La séance de cinéma débutera à 20h30 et sera suivi d’un échanges entre Luce Grosjean (MIYU Distributribution) et Jean-Christophe Perrier (spécialiste du cinéma d’animation international) autour de l’animation indépendante, de la représentation des sexualités en animation, de l’animation “féministe” peut-être aussi.

Les films au programme :
Toomas Beneath the Valley of the Wild Wolves de Chintis Lundgren (2019)
Average Happiness de Maja Gehrig (2019)
Filles bleues, Peur Blanche de Marie Jacotey & Lola Halifa-Legrand (2020)
Hold Me Tight de Leoluna Robert-Tourneur (2021)
Wild Love de Paul Autric, Quentin Camus, Maryka Laudet, Léa Georges, Zoé Sottiaux, Corentin Yvergniaux (2018)
#21xoxo de Sine Özbilge, (2019)
Just a Guy de Shoko Hara (2020)

+ bonus surprise (avec l’aimable autorisation de Magneto Production, Arte TV et le studio 2 minutes) !

Renseignements et réservation

 

Préhistoire des dessins animés

 

Cette conférence pédagogique de Jean-Christophe Perrier (“archéologue” de la représentation du mouvement dans les arts graphiques, à ses heures perdues) se déroulera le samedi 22 janvier à 14h à la Médiathèque de Colombelles (près de Caen). Elle est gratuite, accessible dès 7 ans et organisée par Timothy Duquesne dans le cadre du cycle “Pixels citoyens, sagesse numérique“, initiatives d’éducation à l’image, aux médias et aux pratiques numériques.

“Et si les femmes et les hommes des cavernes avaient déjà compris, 20 000 ans avant l’invention de la caméra, comment représenter le monde et raconter des histoires grâce à l’image animée ? Autrement dit, le cinéma puise-t-il sa source dans les balbutiements de l’humanité ?
Sous forme d’échanges ludiques, cet atelier-conférence propose aux parents comme aux enfants de découvrir en s’amusant une préhistoire – inattendue et surprenante – du dessin qui prend vie.”

 

 

Un nouvel outil d’accès à l’emploi

Depuis le 25 novembre 2021, la plateforme AnimConnect est en ligne. Celle-ci permet la mise en relation des jeunes talents et des studios français de production et de postproduction de l’animation.
“Imaginée par AnimFrance à la suite d’une réflexion partagée avec le RECA et le Pôle Image Magelis dans le cadre des Rencontres Animation Formation de 2020, la plateforme AnimConnect a pour ambition de favoriser et dynamiser les relations entre les jeunes talents de l’animation et les studios de production et de post-production français. Soutenu également par l’Afdas et Pictanovo Images en Haut-de-France, le projet a ainsi pu voir le jour en un temps record.”

> Le communiqué de presse d’AnimFrance