Annuaire des écoles d’imagerie 2025-2026

Il faut donc compter sur l’engagement bénévole d’un seul collectif associatif pour éditer chaque année ce formidable outil qu’est l’Annuaire des écoles d’animation*, lequel permet ainsi aux jeunes aspirants désireux de s’orienter vers les métiers de l’image et des industries créatives et dans l’offre pléthorique de formations – très coûteuses et pas toujours sérieuses – proposées en France, hexagonale et ultra-marine.
Pour les professionnels du secteur transdisciplinaire de l’imagerie (fabrication d’images) et pour les collectivités censées réguler, voire réglementer, ce paysage sauvage au bord de l’implosion, la consultation de tout ou partie de cet état des lieux très documenté et relativement objectif (car reposant sur les données transmises par les établissements eux-mêmes, le cas échéant cela est signalé) s’avérera particulièrement éclairante.
Éclairante quant à l’ampleur du problème (saturation de l’offre, explosion des coûts moyens des cursus, inadéquation avec l’offre d’emplois/de stages, répartition déséquilibrée des établissements, …) mais aussi quant aux réussites exemplaires, raisonnablement dimensionnées, animées par une certaine éthique, robustes, que le devoir de neutralité nous oblige à ne pas citer.

> Pour consulter/télécharger la version PDF de l’annuaire
> Pour le consulter via sa carte interactive

Cette image ne mentionne pas les établissements de Martinique, Guadeloupe et La Réunion

* La formule “école d’animation” est, rappelons-le, trop réductrice. L’écrasante majorité des établissements recensés par cet annuaire forme de futur.e.s professionnel.le.s qui exerceront dans les secteurs souvent interconnectés des jeux vidéos, des effets spéciaux (VFX/effets visuels numériques), des contenus immersifs, de l’illustration, des BD, de la communication. Autrement dit, au sein de la vaste filière “Images & Industries Créatives”.

Adhésions 2025

Cette année, Normandie Animation fête ses dix ans d’existence.
Notre association de promotion et de structuration du réseau régional des professionnel.le.s de la création animée ne fonctionne que grâce au bénévolat et aux cotisations de ses adhérents.
Pour adhérer ou nous soutenir :
• après consultation de nos missions et/ou des conditions d’adhésions,
• rendez-vous sur notre compte HelloAsso ou via le QR code ci-dessous.

Pédagogie toujours…

Où l’on y répète, années après années, les passerelles entre tous les métiers et les médiums de la création animée, la lente relocalisation des savoir-faire en France fortement soutenue par l’État, l’encore plus lente décentralisation du secteur (hyper-centralisé s’il en est) mais pas vers la Normandie (ne pas rire), l’inéluctable et salutaire féminisation des métiers, l’adoption enthousiaste de l’IA générative dans ces mêmes métiers, …
Bref, tout ce qui peut être utile à un.e futur.e professionnel.le, à ses parents inquiets, aux entrepreneurs lucides, aux collectivités – locales et/ou régionales – qui cherchent des leviers d’attractivité durables.

> Pour consulter l’étude “L’emploi dans les effets visuels numériques

Pour bien commencer février

Enfants, ados, adultes et retraités pourront profiter ces prochains jours de trois rencontres autour de longs métrages d’animation qui proposent chacun à leur manière des pas de côté vis-à-vis de la production maintream de divertissements-avec-des-jolis-personnages-qui-bougent-dedans.

• Rendez-vous, le samedi 1er février à l’Omnia (Rouen) à 16h pour une projection de Hola Frida (hommage à l’artiste mexicaine Frida Khalo), en présence de son réalisateur André Kadi.

• Le jeudi 6 février au cinéma Grand Mercure d’Elbeuf à 18h, le réseau MaCaO 7e Art et l’ADRC organisent une projection spéciale de Mémoire d’un escargot, en présence de Marie-Pauline Mollaret, critique et programmatrice de festival de cinéma d’animation. Le long métrage du génial Adam Elliot démontre à nouveau (après Mary & Max en 2009) que les ciné-marionnettes sont aussi un puissant vecteur d’émotions pour les publics adultes.

• Le samedi 8 février à 16h à l’Omnia (Rouen), projection du long métrage tchèque La vie, en gros, en présence de Mickaël Ollivier, auteur du livre éponyme dont le film de Kristina Dufková est la seconde adaptation à l’écran, la première pour le cinéma.

Il n’est pas interdit non plus d’aller découvrir, en famille et dans les bonnes salles de cinéma normandes : • depuis le 29 janvier, le dernier long métrage de Jean-François Laguionie, Slocum et moi ! Souvenirs autobiographiques, rêve inatteignable, nostalgie d’un monde révolu et du bonheur à la clé.
Totto-chan, la petite fille à la fenêtre de Shinnosuke Yakuwa, splendide et émouvant long métrage japonais adaptant l’autobiographie (littérature jeunesse) de l’inénarrable Tetsuko Kuroyanagi.
Sorti le 1er janvier, le film est toujours à l’affiche par-ci, par là. Ne le manquez pas !

On PIAFF d’impatience

La prochaine et imminente édition du Festival international du film d’animation de Paris (PIAFF) se déroulera du 16 au 19 janvier au Studio des Ursulines (salle de cinéma “art et essai” du 5e arrondissement). Lentement mais sûrement, cette manifestation impose une programmation exemplaire et exigeante : 10 séances de compétition autour du courts-métrages d’animation, des films de genre, de l’animation expérimentale, des documentaires, des clips, toutes techniques confondues (IAG incluses).
Parmi les temps forts de cette édition, la rencontre avec le réalisateur Boris Labbé et son compositeur Lucas Fagin autour de leur œuvre Glass House, présentée parallèlement en version longue (40 minutes).

Les données de l’équation

Parents, futurs étudiants, étudiants en plein questionnement, cette captation extraite des dernières “Rencontres Animation Formation” est pour vous !
Rappel : les 34 écoles (sur 120 recensées en France) qui font partie du RECA (Réseau de écoles d’animation), les 3/4 forment à la 3D (donc alimentent les secteurs des VFX et jeux vidéos, entre autres).

Bingo !

On l’a bien entendu à Angoulême récemment, le militantisme franc-du-collier du collectif “Les Intervalles” portent ses fruits et fait clairement bouger les lignes. Synthétisées et publiées avec des moyens dérisoires, beaucoup d’huile de coude et une passion indiscutable, leurs remontées de terrain, de plus en plus massives et documentées, sont autant de pavés dans la marre des Bisounours.
Le dernier en date résume en creux les enjeux présents et à venir de l’ensemble des secteurs de l’imagerie et du marché en pleine mutation de la fabrication de contenus animés. Nul doute qu’il aidera un tant soit peu à optimiser une filière d’excellence qui aspire à l’être – excellente – en tous points.

Et pour reprendre espoir (si besoin était), vous pouvez aussi écouter l’instructive discussion sur la chaîne SoftPower “Comment sauver l’animation française“. On y entend des pistes de réflexion et d’engagement très inspirantes.

Vite, vite, anticiper intelligemment l’après-crise !

Pour ce faire, que l’on soit professionnel.le en exercice, futur.e primo-entrant.e sur le marché ou adolescent.e en phase d’orientation, le préalable demeure l’information auprès de plusieurs sources objectives sur la réalité de la crise en cours.
Dans la captation ci-dessus (RADI-RAF 2024), qui restitue l’expertise de l’Institution (CNC) et du patronat (Anim’France), on entend toutefois “défendre” l’intermittence (régime constamment stigmatisé sur lequel repose pourtant toute la puissance industrielle nationale), appeler à l’urgente et vitale régulation du marché de la formation privée aux métiers de l’imagerie (la bulle est sur le point d’éclater et les dégâts seront sévères), préparer collectivement le rebond d’une filière loin de manquer de ressources, de talents et de capacités de résilience, une “filière de niches” condamnée à dynamiter ses “chapelles” pour s’épanouir en écosystème global, convergent et raisonné.
Vaste chantier, certes, mais a-t-on vraiment le choix d’une autre voie ?

Pendant ce temps-là, da’lleu Sud…

… on retire les œillères, on lève le tabou, lequel ne tient plus qu’à un fil. Les “chapelles” craquent de partout, les transversalités sont plus qu’ostensiblement visibles, les convergences sont déjà une réalité.
La Normandie n’a plus qu’à emboîter le pas !

> Le programme de ces rencontres organisées dans la future Mecque française (;) de l’imagerie et des industries créatives.

Montpellier, encore :

De nets progrès mais peut mieux faire

L’Observatoire de l’égalité femmes / hommes (Ministère de la Culture / CNC) a publié le 14 novembre dernier son rapport annuel sur l’évolution de la place des femmes dans les secteurs connexes du cinéma (live action, documentaire, animation) et de l’audiovisuel (tv, plateformes, …).
Ce document aussi salutaire qu’instructif propose :
• un panorama global de l’emploi des femmes dans les secteurs du cinéma et de
l’audiovisuel,
• des statistiques concernant la place des femmes dans la réalisation de films cinématographiques, dans la réalisation et l’écriture de programmes audiovisuels, parmi les chefs de poste de la production audiovisuelle.

Et pour l’occasion, toutes nos félicitations à Émilie Tronche, autrice et réalisatrice de la série animée de l’année (voire de la décennie), pour son prix de la “Personnalité de l’année dans le secteur de l’animation” décerné par Écran Total (veille professionnelle).
Plus de 4 millions de visionnages pour Samuel, toutes plateformes confondues…